Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /2009 15:25

Et je cours, le plus vite possible, pour que tu ne me rattrape pas. Je cours, j'ai peur et je cours, voici mes deux principales activités en ce moment même. Pourquoi n'ai-je daigné a ne jamais vouloir faire du sport? J'aurai couru plus vite, ou du moins, plus longtemps. Je m'essouffle, ma peur grandi, la sueur vient d'autan plus du fait que je cours que de la peur. Je sens mes poumons me dire stop, il n'y a plus assez d'oxygène pour me permettre d'alimenter mes muscles, mais qui me pique mon air? Mais je trouve la force de continuer à courir. Pourquoi faire? Pour fuir évidemment. Je n'essaye pas de rattraper quoi que ce soit, hormis peut être le temps perdu. Mais la n'est pas le sujet. Ma course se ralentit et ma peur s'empare de quasiment tout mon corps. On dit que la peur paralyse, mais la elle a l'effet inverse. Mais mon souffle devient trop court, mes poumons n'en peuvent plus, mes jambes n'ont plus de force. J'abandonne, Pas par lâcheté, mais par défaut. Je me laisse rattraper, je marche lentement, la main gauche sur ma poitrine, la bouche grande ouverte, la langue pendu, dénué de toute salive. Je la sens arrivé, plus vite que prévu, celle que je fuyais. Moi qui pensé avoir la vie devant moi avant qu'elle ne débarque, j'avais pourtant tellement de projet ou de choses a faire, même si les projets sont l'art de prédire les choses que l'on ne fera surement pas. Je voulais devenir écrivain, publié des livres, avoir une femme, me marié avec elle une fois que je ne pourrai plus plaire, ou beaucoup moins qu'a mes 20ans, peut être avoir des enfants, des petits bambin qui court dans tous les sens, un peu comme moi, sauf que je courrai dans un but précis. Je n'ai pas assez couru dans tous les sens, couru pour rien, sans but, cela m'aurait bien aidé aujourd'hui.

J'ai toujours cru, durant ma vie, que j'avais peur de la mort. Maintenant que je vais bientôt la côtoyer, je n'ai plus cette peur, mais cette curiosité. Qu'est-ce qu'il y a après? La grande question éternelle qui restera toujours sans réponse pour les vivants. Somme nous enfermé pour toujours dans notre corps, à rêver, comme quand l'on dort? Verrons nous nos proches disparus? Mais, si oui, nous les verrons dans quel corps, quel emballage corporel? Celui que l'on a connu, par exemple, a 50ans, ou dans celui qu'ils auront décidé, dans celui de leur 20ans, par exemple? La vie post mortem est elle rempli de gens de 20ans? Ou alors, est-ce comme avant notre naissance? Quelque chose dont on ne se souvient pas?J'en attends tellement de la vie après la mort que je serrais forcément déçu. C'est comme tous, quand on en attend trop, on est déçu. Un film peut être bon, si on en trop attendu de lui, on va pas l'apprécier a sa juste valeur.

 

C'est bon, je n'oppose plus aucune résistance, j'agonise sur le bord, assis, les genou plié en l'air, mes coudes sur mes genoux et ma tête sur mes poignets. Est-ce de la sueur ou des larmes qui coulent? Surement les deux. Je tremble et je t'attend. Fais de moi ce que tu veux mais je t'en supplie, ne me déçoit pas.

Par Vidotto X. - Publié dans : Nouvelle
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