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C'est l'histoire d'un crâne qui regroupe des pensées en vrac...
Je trouve cela etrange. La phrase "suis moi je te fuis, fuis moi je te suis" me colle a la peau bien plus que je ne le pensais. Je croyais que cette phrase ne s'appliquait qu'aux femmes aux
charmes indescriptible et qui n'aime que les salaud, mais je m'appercoit qu'elle s'applique a beaucoup plus, car elle s'applique a moi meme. C'est a dire un jeune homme dérangé sans charme
particulier si ce n'est sa passion d'ecrire et une quelconque "double personnalité".
Je ne t'aime pas quand tu me reponds, je te trouve trop facile, mon but atteint des le premier acte, la piece de theatre achevé avant meme d'avoir passé l'entracte, une lutte trop simple,
j'ai le triomphe honteux car j'ai vaincu sans peril. La non reponse a mes messages, epistolaire ou pas, telephonique ou pas, m'oblige a insisté, a penser que je te perd, que tu fuis entre mes
doigts et j'admire les femmes qui m'echappe car je suis passionné par les combats perdu d'avance. Ce qui rend le combat, et donc l'acharnement, plus beau, c'est qu'il a un but
impossible. Car l'on sait que quoi qu'on fasse, on ne pourra jamais l'atteindre, donc on a rien a perdre. Pourquoi j'aime tant l'amour? Parce que c'est un combat perdu d'avance, une lutte
impossible, une quete infini, qui se perd aussi vite qu'il se gagne.
Alors je m'obstine, ne me repond pas et je te suivrai et je t'aimerai, repond moi et je fuierai et te trouverai trop banale. Pourtant je souffre quand tu m'ignore et je suis heureux
quand tu pense a moi. Je ne sais pas ce qui est le plus fort, mon amour pour toi ou mon bien etre mental. A en juger mon avis de t'aimer, je dirais que mon bien etre n'est que trop dérisoire.
Voila pourquoi j'ecris le plus souvent en monologue ou tirade, car les reponses ne m'interresse pas, seul la reflexion, la quete, me passionne.