"Tu sais, il vaut mieux chuchoté dans la foule que hurler dans le vide"
J'avoue ne pas avoir compris de suite le veritable sens de cette phrase quand mon père me la disait. En même temps, j'étais jeune. C'était à l'age des shorts, des casquettes trop
grandes et des habits qui appartenais a mes grands freres. Il me la répété quand j'hurlais à la mort parce que je voulais pas manger, ou que je ne voulais pas me doucher. Je lui aurais
bien rétorqué qu'il n'y a que les gens sales qui se lavent, mais je n'étais pas en âge de connaitre ce genre de répartie. Et quand les belles phrases ne suffisais pas, j'allez voir si
le papier paint de ma chambre ne se decollé pas. Si j'avais eu le malheur de dévié mon regard du mur...d'ailleurs je n'en sais rien, je n'ai jamais eu le courage de dévié mon regard. Non
pas qu'il était violent, mais son regard degagé une sorte d'aura, désolé de faire dans le classique mais on ne fesait pas le malin devant ce regard, qui m'intimidais. Si il avait pu, il aurait
écris des livres. Il me fesais lire de temps en temps ses histoires, qui resteront a jamais sur ses petits cahiers de brouillon bleu. Personne, a part moi, n'en a connaissance et celle ci vont
mourir avec lui, elle vaqueront entre les pages recyclés de ce petit recueil d'histoire formidable. Il me les lisait avant de que j'aille rejoindre morphée, quand je m'ennuyais, que je l'admirais,
tout simplement. Même si je pense que j'etais trop jeune pour les comprendre reellement, il s'arranger toujours, en deviant de son histoire, que je comprenne ce qu'il me racontait. Je devais passer
a coté de ses reflexions qu'il soulevait, je ne devais voir que la forme et pas le fond du texte, mais c'etait quand même passionant a ecouter. Quand j'eus appris a lire et a comprendre, je lui
piquer un de ses cahiers, parmis les dizaines qu'il avait, et je lisais, sans m'arreter. Mon auteur préféré etait devenu mon père. Pourtant, par la suite, j'ai lu d'autre auteur, publié cette fois
ci, mais je l'ai trouvé fade et n'etant que tres peu varié. Ils abordais chacun leur meme idéologie, leurs même pensées, ils suivaient chacun leur chemin sans en devié. Alors que mon père, peut
etre par ma presence, a beaucoup varié ses textes. Cela passe de la petite evasion literraire pour enfant à des textes où il poussait sa reflexion sur les choses de la vie.
Maintenant, que faire? Je t'ai dans mes bras, le regard vide, le visage rongé par les experiences de la vie, les cheveux grisâtre et mal coiffé. Que t'ai t'il arrivé? Comment peut-on autant derivé
de sa vie de père de famille libéré a un être sans âme apparente, qui n'as plus aucune reflexion construite. A croire que l'on a un seuil de reflexion dans notre vie et que, celui ci, une fois
dépassé, c'est l'overdose et le cerveau ne repond plus. Certains connaissant les mefaits de cette reflexion préfere se suicider que de devenir un legume fou. La cause peut etre de la mort
volontaire de tant d'artiste, et surtout ecrivain, dans le monde. A croire qu'écrire fais passé inevitablement par la folie, que l'un ne va jamais sans l'autre,et vice versa. Combien d'ecrivain
etait atteint de maladie touchant le cerveau et que grâce a cela, on ecrit leur plus beau texte. Le detachement envers la vie reelle, un tel recul sur notre vie surpasse notre sens de
l'imagination, parce que l'imagination est un sens, plus ou moins developpé chez les gens.
Tu sais j'ai peur. Je ne sais pas ce que je dois faire, tu m'as toujours guidé dans mes choix, je t'ai toujours admiré, peut etre que je ne l'ai pas assez montré, mais les regrets ne font pas
partie de mes principes. Je ne t'ai jamais montré que j'etais fier de toi. Et maintenant, je te sens partir, ton souffle se fait de plus en plus court, je tremble de peur, des larmes s'ecoulent de
mes yeux et retombe sur ton front. Tu ne me regardes pas, je ne sais pas si tu sais qui je suis. J'enleve le couteau ensanglanté de ta main droite, les secours ne vont pas tarder. Quelle idée
d'avoir essayé de me tuer. Je ne comprendrais jamais, mais je reste a tes côtés, je sais que tu n'es pas toi au moment ou je parle. Tes yeux se ferment délicatement, les miens pleurent de plus en
plus, je n'arrive plus a me retenir. Je te serre fort dans mes bras, je crie ton nom sous la pluie battante. Tu n'es plus. Au revoir. Peut etre que j'en ai plus pour longtemps sur ce monde moi
aussi. Et si je te suivais?