J'en ai marre de la stagnation et j'aime le changement donc je change de blog, même si je sais qu'il n'y a plus grand monde qui passe par ici, je préfère prevenir.
ça se passe ici maintenant
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.Territoire d'un jeune homme aliéné
J'en ai marre de la stagnation et j'aime le changement donc je change de blog, même si je sais qu'il n'y a plus grand monde qui passe par ici, je préfère prevenir.
ça se passe ici maintenant
Je suis allongé sur le sol, au milieu de mon appartement. Il est vide, comme moi. Vide de sens et de sentiments. Je ne sais pas pourquoi, mais je préfère habiter un endroit à mon image. Cela me donne l'impression de vivre dans mon enveloppe corporelle, cet intérieur que je n'arrive pas vraiment à voir, dû à mon manque probant de recul. Alors je décore mes appartements comme je me vois intérieurement, pour combler ce manque, et voir ma triste personnalité. Une sorte de narcissisme envers ma laideur intérieure. Elle n'est pas belle à voir, mais alors pourquoi vouloir y vivre ? Ce n'est pas parce que c'est laid que ce n'est pas fréquentable. Et puis cela me permet de ne pas oublier ce que je suis, ce que je fais subir aux autres : un affreux manque de compassion et de chaleur.
Je me suis donc allongé sur le parquet, dans la pièce principale, le corps en étoile, et j'ai regardé le plafond. Il m'a toujours inspiré, surtout quand je suis désespéré. Il était 5h du matin, Paris s'éveillait très loin de moi, et je ne dormais pas. Je regardais le lustre, un très vieux lustre qui me soutenait souvent durant mes moments de solitude. J'avais pour habitude de regarder le plafond de mon appartement, et chaque fois que je le faisais, je tombais nez à nez avec ce lustre. C'était l'ami qui m'ignorait, qui ne me parlait pas, l'ami qui ne me jugeait pas. J'avais l'impression de jouer au mikado avec lui et je pensais de manière répétitive en le fixant : "Le premier qui bouge a perdu !". Forcément, j'ai perdu au bout de quelques heures. Durant ce temps, mon inactivité physique avait fait place à mon activité intellectuelle. J'ai réfléchi et j'ai ressassé toutes les choses de la vie qui ont fait que, au bout du compte, j'ai fini allongé sur le sol.
Il y a plusieurs raisons à cela : Il y a les femmes, bien sûr, ou plutôt, une femme. Il y a aussi le fait que je sois fou, ou du moins, dérangé. Et il y a le fait que je revienne d'une soirée où l'eau n'était pas la boisson essentielle à ma survie.
Je me suis fait largué, ou je l'ai largué, je ne sais plus. C'était un moment tellement confus, que finalement, je ne sais même plus qui a décidé de l'issue de notre histoire. La rupture fut aussi incompréhensible que notre couple. Et puis de toute façon, quand deux personnes compliquées se rencontrent, le début et la fin ne peuvent en être autrement. S'ils le feraient simplement, cela voudrait dire qu'ils s'en moquent. Je crois que j'ai trop peur de finir seul pour avoir décidé de tout arrêter, cela doit alors être elle. Les hommes qui rompent les histoires sont des salauds et ce qui ne le font pas sont effrayés par la solitude ou sont de grands sentimentaux. Quitte à choisir, autant avoir peur de la solitude, ainsi, on vient te plaindre et te réconforter, au lieu de te juger pour ta prise de responsabilité et ta soudaine clairvoyance que, au final, vous n'étiez pas fait pour être ensemble.
Le reveil sonne/ Les yeux s'ouvrent/ Le reveil prend une droite/ Les yeux se ferment/ La conscience te reveille/ La couverture vole/ Les pieds touche le sol frais/ Les
habits t'habille/ Le pantalon est a l'envers/ La lumiere brûle les yeux/ Les yeux se reouvrent enfin/ La porte prend un coup d'épaule/ L'epaule prend un coup de porte/ Quelqu'un te parle/ Tu
l'évites/ La personne rapplique/ Tu murmures l'incomprehensible/ Bol, Cuillere, Verre, Jus d'orange/ Tu t'asseois sur ta chaise/ T'as oublier le lait/ Y'en a pas dans le frigo/ Tu te farcis le
tiede/ T'en profites pour prendre tes Chocapic/ Il en reste un peu/ Ca fais la moitié du bol/ T'en a plus en stock/ La télé s'allume/ Ton cerveau s'eteint/ Ton bol se vide/ Tu
finis de te préparé/ Tu fermes la maison/ Tu t'en vas/ La journée va être longue...